Chers amis,
Pour bien comprendre ce que nous avons vécu, il nous semble important de vous raconter comment tout cela s’est mis en place.
À la suite du camp de septembre dernier, nous nous sommes rendu compte que des travaux urgents devaient être entrepris au niveau de la grange qui nous sert de dortoir pour les garçons. La toiture s’affaissait par endroits et le plancher, situé en hauteur, avait à plusieurs reprises donné des signes de faiblesse sous les pas de nos jeunes. Nous avons également réalisé qu’il serait plus pratique de disposer d’une cuisine d’été en complément de la petite cuisine existante, devenue insuffisante pour la trentaine de personnes qui participent aux camps. Enfin, l’aménagement de deux douches nous semblait nécessaire afin d’offrir aux garçons un endroit convenable pour se laver.

Tel était notre constat, mais nous avions le sentiment que ces travaux dépassaient largement nos capacités. Nous venions déjà de solliciter RETIM ainsi que trois de nos diacres pour la construction du préau. Au regard des nombreux besoins des autres postes missionnaires et de la mission en général, envisager de nouveaux travaux coûteux nous mettait mal à l’aise. Nous avons donc fait de cette situation un sujet de prière.
Moins d’une semaine plus tard, Julien, jeune pasteur de l’Église baptiste de Toulon, a contacté Joël pour lui faire part de son désir d’organiser un camp d’entraide auprès de nous. Il voulait savoir si nous serions intéressés par leur aide et si nous avions des besoins particuliers. Son initiative était née du désir d’apporter une aide concrète et de mieux connaître les missionnaires que leur Église soutenait jusque-là financièrement.
Parallèlement, nous avons été contactés par ProchEnsemble, l’association d’entraide de l’Égliselibre de Pau, qui, sans que nous n’ayons rien demandé, a souhaité nous soutenir financièrement pour ces travaux. Nous y avons vu une direction du Seigneur, qui n’a fait que se confirmer tout au long des mois précédant le camp.
Le Seigneur a pourvu jusque dans les moindres détails.


Notre ami David L, déjà venu l’année dernière pour réaliser un croquis de notre préau, s’est libéré quelques jours afin de nous aider à préparer les chantiers. Son aide nous a été particulièrement précieuse, notamment pour les quantitatifs.
Lilian D. est également venu passer deux semaines parmi nous et nous a aidés à terminer une chambre destinée à l’accueil.
Mon père m’a aussi apporté son aide à distance, en visioconférence, pour l’installation électrique.
Enfin, nous avons organisé plusieurs journées de chantier avec nos jeunes afin de réaliser les fondations et la dalle de béton. Alors que nous devions couler les fondations, l’un de nos voisins se débarrassait de ses planches de coffrage et nous les a données.




Le 4 juin, nos diacres Jonathan, Anne-Marie, Matthieu et Ueli sont arrivés en Bulgarie. Un important travail de préparation nous attendait en vue de l’accueil du groupe de Toulon, sans compter des réparations urgentes à effectuer sur la toiture de la maison principale. La présence d’Anne-Marie pour toute l’intendance et celle des autres diacres dans les préparatifs nous ont été d’un grand secours.

Le 7 juin, Julien, accompagné de huit personnes issues de quatre Églises baptistes — Nathan, Gisèle, Dany, Manon, Joseph, Jean-Luc, Guillaume et Röny — est arrivé à Slivovic.
Nous avons vécu dix jours bénis.

Chaque journée commençait par une courte méditation et se terminait par un temps de partage. Chacun a trouvé sa place sur les différents chantiers, qui ont tous pu être menés à bien. Il n’y a eu ni incident ni blessé. Une véritable joie régnait dans le travail accompli ensemble. Tout s’est déroulé sans irritation ni conflit. Nous avons aussi profité de nos amis français pour se rassembler avec nos jeunes à Slivovic. Julien y a apporté un message simple et parlant pour nos jeunes.



Mais ce qui nous a le plus réjouis, ce sont les moments de communion et d’échange que nous avons vécus. Au-delà de nos origines et des Églises dont nous sommes issus, ce qui nous unissait était notre appartenance au même Seigneur Jésus-Christ. C’est sans doute ce qui nous a le plus marqués : à travers ces moments privilégiés, nous avons mieux réalisé la beauté et la richesse du corps de Christ.
C’est une grâce immense d’avoir pu vivre tout cela. Nous voulons aussi exprimer notre profonde reconnaissance envers RETIM qui a permis l’envoi de nos diacres et le financement d’une grande partie des matériaux ainsi qu’envers toutes les personnes qui, par leur soutien et leurs prières, ont rendu ce camp d’entraide possible.
Bien fraternellement,
Vos amis, Damien et Joël