Camp d’entraide à Slivovic (Bulgarie) JUIN 2026

Chers amis,

Pour bien comprendre ce que nous avons vécu, il nous semble important de vous raconter comment tout cela s’est mis en place.
À la suite du camp de septembre dernier, nous nous sommes rendu compte que des travaux urgents devaient être entrepris au niveau de la grange qui nous sert de dortoir pour les garçons. La toiture s’affaissait par endroits et le plancher, situé en hauteur, avait à plusieurs reprises donné des signes de faiblesse sous les pas de nos jeunes. Nous avons également réalisé qu’il serait plus pratique de disposer d’une cuisine d’été en complément de la petite cuisine existante, devenue insuffisante pour la trentaine de personnes qui participent aux camps. Enfin, l’aménagement de deux douches nous semblait nécessaire afin d’offrir aux garçons un endroit convenable pour se laver.

Tel était notre constat, mais nous avions le sentiment que ces travaux dépassaient largement nos capacités. Nous venions déjà de solliciter RETIM ainsi que trois de nos diacres pour la construction du préau. Au regard des nombreux besoins des autres postes missionnaires et de la mission en général, envisager de nouveaux travaux coûteux nous mettait mal à l’aise. Nous avons donc fait de cette situation un sujet de prière.
Moins d’une semaine plus tard, Julien, jeune pasteur de l’Église baptiste de Toulon, a contacté Joël pour lui faire part de son désir d’organiser un camp d’entraide auprès de nous. Il voulait savoir si nous serions intéressés par leur aide et si nous avions des besoins particuliers. Son initiative était née du désir d’apporter une aide concrète et de mieux connaître les missionnaires que leur Église soutenait jusque-là financièrement.


Parallèlement, nous avons été contactés par ProchEnsemble, l’association d’entraide de l’Égliselibre de Pau, qui, sans que nous n’ayons rien demandé, a souhaité nous soutenir financièrement pour ces travaux. Nous y avons vu une direction du Seigneur, qui n’a fait que se confirmer tout au long des mois précédant le camp.
Le Seigneur a pourvu jusque dans les moindres détails.


Notre ami David L, déjà venu l’année dernière pour réaliser un croquis de notre préau, s’est libéré quelques jours afin de nous aider à préparer les chantiers. Son aide nous a été particulièrement précieuse, notamment pour les quantitatifs.
Lilian D. est également venu passer deux semaines parmi nous et nous a aidés à terminer une chambre destinée à l’accueil.

Mon père m’a aussi apporté son aide à distance, en visioconférence, pour l’installation électrique.
Enfin, nous avons organisé plusieurs journées de chantier avec nos jeunes afin de réaliser les fondations et la dalle de béton. Alors que nous devions couler les fondations, l’un de nos voisins se débarrassait de ses planches de coffrage et nous les a données.


Le 4 juin, nos diacres Jonathan, Anne-Marie, Matthieu et Ueli sont arrivés en Bulgarie. Un important travail de préparation nous attendait en vue de l’accueil du groupe de Toulon, sans compter des réparations urgentes à effectuer sur la toiture de la maison principale. La présence d’Anne-Marie pour toute l’intendance et celle des autres diacres dans les préparatifs nous ont été d’un grand secours.

Le 7 juin, Julien, accompagné de huit personnes issues de quatre Églises baptistes — Nathan, Gisèle, Dany, Manon, Joseph, Jean-Luc, Guillaume et Röny — est arrivé à Slivovic.
Nous avons vécu dix jours bénis.

Chaque journée commençait par une courte méditation et se terminait par un temps de partage. Chacun a trouvé sa place sur les différents chantiers, qui ont tous pu être menés à bien. Il n’y a eu ni incident ni blessé. Une véritable joie régnait dans le travail accompli ensemble. Tout s’est déroulé sans irritation ni conflit. Nous avons aussi profité de nos amis français pour se rassembler avec nos jeunes à Slivovic. Julien y a apporté un message simple et parlant pour nos jeunes.

Mais ce qui nous a le plus réjouis, ce sont les moments de communion et d’échange que nous avons vécus. Au-delà de nos origines et des Églises dont nous sommes issus, ce qui nous unissait était notre appartenance au même Seigneur Jésus-Christ. C’est sans doute ce qui nous a le plus marqués : à travers ces moments privilégiés, nous avons mieux réalisé la beauté et la richesse du corps de Christ.
C’est une grâce immense d’avoir pu vivre tout cela. Nous voulons aussi exprimer notre profonde reconnaissance envers RETIM qui a permis l’envoi de nos diacres et le financement d’une grande partie des matériaux ainsi qu’envers toutes les personnes qui, par leur soutien et leurs prières, ont rendu ce camp d’entraide possible.

Bien fraternellement,

Vos amis, Damien et Joël

Couture et Solidarité en Bulgarie: les initiatives de Retim

Mai 2025

Lors de notre passage dans la ville de Montana, au Nord-Ouest de la Bulgarie, nous avons suivi Marie-Neige, Damien, Joël et Lydie-Anne dans leur quotidien pour une petite semaine.

Dans cette région, économiquement faible, les pasteurs sont confrontés à des situations parfois difficiles. C’est ainsi que Retim peut financer des aides pour ceux dont les soins médicaux ne sont pas couverts. En cas de maladie ou de maternité, les travailleurs indépendants (ou les personnes sans emploi) ne bénéficient des prestations en espèces que s’ils ont fait la démarche de s’affilier à l’assurance maladie sur une base volontaire. Ce qui a pour conséquence de rencontrer régulièrement des personnes n’ayant pas cotisé.

Pour sillonner les routes et aller au contact des différents groupes chrétiens, l’association a pu financer un mini bus très apprécié. Il est arrivé en mars sur place.

Nous visitons évidemment l’atelier de couture ou sont employées entre 3 et 6 couturières entre celles qui viennent sur place et celles qui travaillent depuis leur domicile.

L’atelier a été rénové il y a quelques mois, il est bien agréable et ensoleillé. Les couturières nous présentent leur travail.

Nina, qui travaillait auparavant dans une grande firme de couture, apprécie le petit atelier, son matériel de qualité et le bon éclairage, tant naturel qu’électrique. Les couturières apprécient aussi la localisation de leur lieu de travail, en plein cœur de la ville, très proche des zones d’habitation. Elles peuvent prendre leur repas dans un petit restaurant pour travailleur à proximité et l’entente entre collègues semble très bonne. Le niveau de couture exigé est variable selon les articles à produire et Marie-Neige répartit le travail selon les aptitudes de chacune. Elle traduit les tutoriels venus de France et forme les couturières sur les nouveaux produits. C’est elle aussi qui prend soin de former les nouveaux venus.

Voici donc les coulisses des objets cousus en Bulgarie que vous retrouvez sur le site www.retim.fr et sur tous les stands proposés par les bénévoles de l’association que nous remercions à cette occasion pour leur implication dans la vente de tous ces articles.

Marie-Neige, Céline et Priscille

Accueil de réfugiés Ukrainiens en Bulgarie

Slivovic, mars 2022

La guerre en Ukraine a comme répercussion d’amener aussi jusqu’en Bulgarie des réfugiés. Nous sommes à 1000 km de Kiev, mais à certains endroits l’Ukraine n’est qu’à 200 km. Pour l’heure, une famille nous a été confiée par un ami pasteur de Joël. Cette famille vient de Bessarabie. La Bessarabie est située sur le territoire Moldave et sur la région côtière à l’ouest d’Odessa. Il y a plus d’un siècle la région,  dépeuplée,  a accueilli autour de 70 familles de pionniers Bulgares.  Ainsi nous nous comprenons avec cette famille. Leur bulgare a bien pris quelques teintes russes et ukrainiennes, mais reste bien compréhensible.

Nos locaux à Slivovic sont justement vides depuis quelques mois et nous sommes heureux qu’ils puissent être à leur disposition. Privilège rare, la famille est venue au complet. Le mari travaillait en Finlande quand la guerre a été déclarée. Sa femme et ses 3 enfants âgés de 14, 8 et 3 ans ont tout quitté,  le jour même, pour se  retrouver en Roumanie. Leur périple a duré une semaine jusqu’à leur accueil  dans la campagne de Slivovic. La famille y dispose de tout le confort d’une maison bien rénovée. Cuisine avec tous les ustensiles, salle à manger, 2 chambre avec couchage, douche et WC.

Le mari est travailleur et ne supporte pas de rester sans rien faire. Ouvrier dans le bâtiment, il sait tout faire et demande avec insistance à travailler. Or nous avions laisser en suspens la rénovation d’une petite maison en contrebas de la mission. Elle disposait d’une pièce et d’une petite salle de bain, ainsi que d’un toit rénové. Ce qui n’avait pas été une sinécure à l’époque.

Alors on y a coulé une dalle dans la seconde pièce. Il sait aussi poser les systèmes de chauffage, et des amis de l’église nous ont justement donné une chaudière, une pompe et deux radiateurs. Il n’y a donc plus qu’à monter l’installatrice à l’arrière en fermant une sous-pente qui avait été faite précédemment. Il y a de l’électricité et des travaux d’intérieur. Notre ami veut aussi refaire le crépi extérieur…

On pense surtout qu’une fois aménagée cette maisonnette pourrait ainsi recevoir une autre famille de réfugiés ukrainiens, si le besoin se présente ce qui risque hélas d’arriver.

Dans la région on croise désormais parfois des voitures avec des plaques ukrainiennes. L’état bulgare a mis en place un site internet pour recueillir les propositions de logement que les bulgares veulent bien mettre à disposition afin de les faire coïncider avec les besoins de la population de réfugiés. 

Damien et Marie-Neige