Bulgarie automne 2021

Nouvelles machines à l’atelier et 4ème vague Covid.

A l’atelier il y a du nouveau, nous accueillons deux nouvelles machines de la part de RETIM qui vont nous permettre de faire du flocage. Le flocage permet de coller à chaud un motif sur du tissu. Ainsi nous sommes à même de rajouter une touche spéciale à nos productions.

  • Vous avez déjà un exemple avec nos kits voyages. Bientôt nous personnaliserons des sacs à linges, des sacs à chaussures et des « semainiers » (kit avec une lingette réutilisable pour chaque jour de la semaine).

Une machine chauffe à une température optimale et de manière diffuse et homogène. Nous pouvons ainsi coller un motif durablement. L’autre machine fait une découpe très fine sur un feuillet spécial composé de la matière qui va s’appliquer, de la colle pour le transfert et d’un revêtement plastique qui, en s’enlevant après la chauffe laissera le motif sur le tissu.

Il nous a fallu d’abord apprendre la technicité de ces machines. RETIM nous a aussi offert un ordinateur, car la machine de découpe se commande à partir d’un logiciel spécifique.

Notre comptable a reçu également de RETIM un ordinateur portable pour la comptabilité de l’association. En effet, le précédent ordinateur était vétuste et à la limite de ses capacités.

L’atelier fonctionne bien, le régime augmente toujours au dernier trimestre. En vue des fêtes de Noël, les cartons d’envoi de stock vont bon train, ainsi que ceux que nous envoie RETIM avec des tissus choisis par leurs bons soins. Cependant nous sommes un peu entravés par la réalité COVID du terrain.

Nos enfants sont tous en ligne pour une période encore indéterminée. Ce qui paralyse deux de nos couturières qui ont chacune un enfant en CP… Elles arrivent plus ou moins à faire leur travail en fractionnant leurs heures de présence ou en travaillant partiellement à la maison.

Nouvelle vague d’épidémie de Covid

En effet nous arrivons au coeur de la quatrième vague,  bien plus forte que les précédentes. La population bulgare est très peu vaccinée. Nous ne sommes que 20% de la population à être vaccinés à cause d’une défiance acharnée pour les vaccins. Nous enregistrons des records de nombre de cas, la mortalité est très élevée, les hôpitaux sont saturés. Tout laisse à penser que nous allons suivre le chemin tragique que vit la Roumanie en ce moment.

Dans notre entourage, plusieurs sont atteints, certains attendent même une place à l’hôpital. Une femme que je connais est devenue veuve il y a deux semaines à cause de la covid 19.  Le papa de 44 ans laisse 2 enfants et un bébé de 8 mois.  Un de nos voisins (collègue de travail de ce papa décédé d’ailleurs) à lui aussi perdu la partie contre le virus la semaine dernière.   Et malgré cela beaucoup restent septiques, et opposés aux vaccins. C’est plutôt triste. Un reportage à été fait sur l’hôpital de Montana. Il semblerait que des patients ce sont partagés un lit…un lit pour deux était le titre de l’info. Le personnel interrogé semble à bout de force et supplie pour du renfort.

Les décisions COVID du gouvernement étant généralement impopulaires, la lutte contre la pandémie ne s’avère pas gagnée.

La Bulgarie comme tous les pays européens voit tous les prix de l’énergie augmenter. Les denrées alimentaires, l’essence tout devient plus cher. Or la population y est bien plus pauvre, nous redoutons l’hiver qui arrive… 

                                                                                   Marie-Neige

Bulgarie, février 2021

Adelin est un jeune bulgare que nous connaissons depuis plus de onze ans. Il faisait partie des orphelins que nous visitions à l’époque à Berkovitza. Il y a dix jours est né son troisième enfant qui s’appelle David. Malheureusement ce dernier est atteint d’un spina bifida. Cette anomalie peut avoir des conséquences neurologiques catastrophiques. Dans sa détresse Adelin et sa femme Dimitrina ont cherché auprès de nous du soutien. David a été envoyé dans le seul hôpital de Bulgarie traitant cette anomalie. La caisse de sécurité sociale bulgare prendra en charge la totalité des opérations chirurgicales nécessaires. Cependant les frais d’hospitalisation, d’environ 1000 euros, seront à la charge d’Adelin. Nous sommes reconnaissants que RETIM nous permette de prendre en charge ces frais et d’aider cette famille.

Chaque semaine nous passons deux jours à Slivovic, la maison d’accueil acquise grâce à Retim. Nous y amenons quelques personnes. En ce moment Bojidar, Roumiana, Venelin, Iordanka, Svetlin et Ognian nous accompagnent régulièrement. Cela nous permet de passer plus de temps avec eux. Bojidar a été libéré fin décembre après avoir passé onze ans en prison. Ce qu’il retrouve à sa libération n’est que misère. Sa maison est en ruine. Son père alcoolique a été jusqu’à vendre tous le câblage électrique de la maison pour boire. Quant aux enfants de Bojidar, ils ont quitté ce lieu depuis longtemps. Mais Bojidar est reconnaissant d’être auprès de nous. Nous comptons le soutenir de notre mieux. En sortant de prison, il ne bénéficie d’aucune aide de l’Etat. 

Grâce à l’aide de Retim nous avons pu régulièrement donner des colis de nourriture aux familles de Zanogené et à quelques familles de Montana. C’est un secours bienvenu. Les mois d’hiver sont toujours bien difficiles pour nos amis à Zanogené. En général ils dépendent des cueillettes pour vivre.

2. Le confinement à Slivovic ( Bulgarie)

En Bulgarie, le confinement est assez strict.  L’armée est déployée autour des grandes villes pour surveiller les entrées et sorties. Damien et Joël ont malgré tout obtenu une dérogation pour pouvoir aller à Slivovic comme d’habitude en début de semaine lundi et mardi. Heureusement car les lieux se sont remplis de nouveau ces derniers temps. 4 jeunes hommes y sont accueillis :

Ils montrent leur reconnaissance en cherchant à embellir la propriété. Les voisins font appel à eux pour retourner leur jardin…

Les résidents ont de quoi s’occuper sur place entre quelques travaux et le potager.

Sont plantés pour le moment pommes de terre et oignons.

 

 

Les Ateliers Bulgares déménagent

L’atelier a été créé en 2011 dans une pièce d’environ 12 m2, pris en étaux entre deux voisins. Il fallait veiller à ne pas utiliser les machines ni trop tôt le matin, ni dans l’après-midi, car entre 2h et 4h il fallait respecter la pause de midi bulgare. Pendant ces années, l’atelier a cependant bien fonctionné et a vu le passage d’une bonne quinzaine de couturières. 
Cependant l’atelier et les dons de couturières grandissant, il devenait nécessaire d’allonger le temps de travail. Or comment embaucher à plein temps, s’il n’y est pas possible d’y coudre? Depuis l’arrivée de Joana parmi nous courant février se posait donc la question du déménagement de l’atelier, que nous avons finalement pu réaliser ce mois de juin. 

Cependant les qualifications et le nombre de couturières grandissant, il devenait nécessaire d’allonger le temps de travail. Or comment embaucher à plein temps, s’il n’ est pas possible d’y coudre? Depuis l’arrivée de Joana parmi nous courant février se posait donc la question du déménagement de l’atelier, que nous avons finalement pu réaliser ce mois de juin.

Il a fallu d’abord isoler le sol du local choisi (qui reste très proche de chez nous). En effet, l’hiver, en position statique pendant plusieurs heures, les pieds des couturières auraient souffert. Nous avons donc mis un isolant mince et un parquet flottant. 
Ensuite il a fallu monter les meubles puis déménager!

Les couturières disposent désormais d’un large poste de travail où nous pouvons nous tenir à 5, d’une vaste surface de découpe qui ne manque pas de ressources puisqu’il y a des tiroirs partout !

L’espace dont nous disposons maintenant nous est très agréable à toutes. 

Nous en profitons pour vous présenter Evgenia, une voisine qui a de vrais talents de couturière et qui aime le travail soigné. Elle est avec nous depuis février également.

Joana a une formation dans la couture et son expérience nous est bien utile, c’est elle qui prend en charge désormais les débutantes qui se présentent à l’atelier et qui coordonne et vérifie l’ensemble du travail qui y est réalisé.

Joana
Les chaussons cousus aux Ateliers Bulgares

Nous avons également aménagé un espace pour pouvoir donner des cours de soutien aux enfants qui le souhaitent. La directrice de l’école privée Team Etud’ est venue prêter main forte aux bénévoles pendant ses vacances.

Marie-Neige

En Bulgarie : l’huile de noix et le nillon de noix

Un nouveau produit issu de nos ateliers:

L’huile de noix

Il y a des noix à casser pour tout le monde… 🙂

Pression au moulin de Sévery en Suisse

Mise en bouteille, l’huile de noix est prête à être vendue!

Nous proposons aussi du nillon de noix, la poudre issue de la torréfaction et de la pression des cerneaux. Très savoureuse et nourrissante, elle est riche en oméga 3. Elle s’utilise en pâtisserie.

Pour ceux qui souhaitent se lancer, voici une recette de petits sablés au nillon (25 à 30 sablés)

Ingrédients :

  • 125g de beurre mou
  • 60g de sucre
  • 1 pincée de sel
  • 50g de nillon
  • 120g de farine
  • 1 à 2 cuiller à soupe d’huile de noix
  • zeste de citron

Sabler et mélanger le tout, former un boudin, laisser reposer, couper des rondelles d’env. 1/2 centimètre. Cuire env. 10 minutes à 200°C. Eventuellement pour affiner : tremper la moitié du biscuit dans du chocolat noir fondu.

Et pour ceux qui le souhaite : voici plus de recettes dans le fichier joint

Voyage en Bulgarie avril 2018

Au début de ce mois d’avril, quelques membres de l’association Retim ont pu se rendre en Bulgarie. L’occasion a permis de rencontrer les missionnaires sur place et de mieux appréhender les besoins ainsi que de constater le travail fidèlement accompli dans ce pays à l’extrémité Est de l’Union Européenne.

Voici en images une partie du voyage qui nous mène d’abord à Slivovic dans la maison d’accueil.IMG_0407IMG_1260IMG_1268

La maison est maintenant habitée en permanence par Lydie-Anne G, ce qui permet de recevoir des femmes et des enfants. En ce moment se trouve pour un long séjour au centre une femme et ses trois enfants. Par périodes, Lydie-Anne peut être amenée à préparer les repas et le logement pour des personnes de passage.

Ensuite nous partons voir la miellerie en construction, les nouvelles ruches prêtes à recevoir des habitantes et les ruches déjà en activité dans un champ non loin de là.

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Nous avons pu passer du temps avec Joël et Camélia, Damien et Marie-Neige, visiter les ateliers de couture et rencontrer nos artisans qui travaillent le bois.

Au passage Retim a pu faire don d’une centaine de CD de cantiques chrétiens chantés en bulgare dans le but d’être distribués gratuitement.

Nous nous retrouverons le mois prochain avec un aperçu des produits issus des ateliers.

 

Une apicultrice à Slivovic

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L’équipe de Slivovic s’étoffe avec la venue de Lydie-Anne Gasser : Grâce au dernier camp de travail son logement au rez de chaussée de la Mission est habitable et elle a pu s’y installer dès début juillet.

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Elle sera sur place pour aider Nicolaï et Petia dans leur travail d’accueil.

Lydie-Anne a aussi mis en place des ruches depuis ce printemps : avant même d’être installée elle-même! Elle a pu ainsi récolter son premier miel bulgare cet été! Cette activité pourrait créer des émules aussi parmi les bulgares…

 

Voyage en Bulgarie 2 : Les ateliers

Visite des ateliers Bulgares : moment sympathique avec Marie-Neige, responsable de l’atelier couture. Elle nous présente le travail, demande des précisions, nous essayons de l’aider…

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On sort les tissus, les patrons, les feuilles d’instructions…

Voilà des tabliers d’enfant, des serviettes à élastique et les futurs chaussons…Nous avons hâte de les voir arriver sur nos stands!

Depuis environ quatre ans nous vendons aussi sur nos stands des objets en bois fabriqués par un couple de Bulgares : Emo et Yva, que nous avons eu la joie de revoir. Ils vivent à 3 heures de route de Montana.

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Yva à droite, nous n’avons pas réussi à photographier Emo!

 

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Des porte-i pad

Emo et Yva fabriquent des puzzles, des barrettes en bois, des miroirs, des patères, etc.

Nous les encourageons à continuer !

 

Voyage en Bulgarie 1

Une petite délégation de RETIM est allée sur le terrain en Bulgarie. Ces quelques photos vous donneront un aperçu des différentes actions mises en oeuvre là-bas.

La maison d’accueil de Slivovic : « La Mission »

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Le jardin d’herbes aromatiques et les potagers

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Petite visite à l’intérieur :

L’étage qui est déjà régulièrement occupé.

 

Le rez de chaussée qui fera l’objet du prochain camp de travail dans 15 jours :

Nous terminons par un repas convivial chez Nicolaï et Petia, le couple qui s’occupe de l’accueil à Slivovic.

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L’origine des Ateliers Bulgares

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Pour commencer l’année 2016, nous avons demandé à Marie-Neige, la responsable des Ateliers Bulgares de nous raconter dans quel contexte les Ateliers ont été créés :

Un bref regard en arrière pour saisir les enjeux de ce beau travail.

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 » La Bulgarie est le pays le plus pauvre de l’union européenne. Or nous avons découvert sur place, que la région du nord-ouest est elle-même la région la plus pauvre de la Bulgarie. Nous avons donc vite constaté sur place une très grande proportion de chômeurs. Il y a bien quelques usines, mais le salaire ne suffit aucunement à vivre et les conditions de travail sont difficiles. Beaucoup de bulgares et de tziganes (car il y a une forte population tzigane) partent pour l’étranger où ils pensent réussir comme certaines connaissances. Hélas, la réalité est souvent bien plus sombre. Beaucoup se retrouvent à mendier en France, en Allemagne, en Hollande, en Italie… D’autres tombent dans les mains d’escrocs et reviennent à vide. Enfin une partie est piégée dans les griffes des réseaux de prostitution. Bien des annonces sont des pièges déguisés. Difficile de faire la part des choses quand le rêve est dans la tête face au non-avenir que les jeunes ressentent ici en sortant de l’enseignement secondaire. »

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Vue d’ensemble de Montana

 » Comme les parents partent à l’étranger, les enfants sont livrés à eux-mêmes ou confiés à une grand-mère. Ces enfants qui grandissent sans parents deviennent vulnérables dans leur propre pays : abandon précoce de l’école, délinquance pour les garçons, prostitution pour les filles. Loin d’être des clichés, c’est hélas ce que nous avons constaté chez les personnes que nous côtoyons.

C’est ainsi qu’en mai 2010 en partageant avec nos amis français ces difficultés, nous décidons de créer RETIM et son corollaire bulgare: MSD (littéralement : Action solidaire de Montana), dans le but de créer des emplois pour éviter aux parents de partir en France ou à l’étranger. »

 

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Les Ateliers Bulgares

 » La ville de Montana ayant beaucoup de firmes de couture, il nous avait paru judicieux (mais aussi accessible à notre budget) de créer un atelier de couture. Dans le courant de l’automne, l’association est créée et l’atelier lancé. Nous pouvons désormais former des débutantes à la couture. Cette expérience leur permettra ensuite de pouvoir trouver un travail plus facilement, tout en continuant à travailler pour recevoir un complément éventuellement. »

Marie-Neige