Bientôt : la Vente en Ligne des articles Bulgares

Chers abonnés,

Dans quelques jour nous allons ouvrir un site de vente en ligne pour les articles issus des ateliers Bulgares .

En cette période de confinement, nos couturières continuent de travailler, chacune à son domicile.  Et l’ouverture du site vous permettra de continuer à acheter nos produits et à soutenir Retim !

 

 

Bienvenue sur notre site, nous espérons vous permettre d’y trouver « chausson à votre pied » !

 

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Le container enfin arrivé !

Après de longues semaines d’attente liée en partie aux troubles autour des élections, le container a enfin quitté le port ce matin de bonne heure. Nous n’osions plus y croire … ( il est arrivé le 22 février à Conakry …)

Peu après son arrivée au centre, une grue est venue pour pouvoir le décharger.

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L’emplacement qui lui est dédié se situe derrière la cuisine, un endroit à peu près plat et discret. Il servira de box de stockage.

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Par contre les douaniers ont tenu  à faire le déplacement pour assister au déchargement de toute la marchandise. ( ils l’avaient fait en partie au port déjà mais pas entièrement et voulaient être sûrs …) Il était à redouter de nouvelles complications et un éventuel rajout de taxes s’ajoutant aux précédents déjà très conséquents. Daniel a accueilli le chef douanier et lui a fait visiter le centre en lui expliquant tout le travail qui s’y fait. Ce dernier visiblement ne s’attendait pas à cela et a été touché par tout ce qu’il a vu au point de dire qu’il fallait absolument que cette oeuvre soit connue et que la télévision vienne faire un reportage … Au passage il a reconnu que la taxe que nous avions dû payer pour faire sortir le container du centre était injuste ! Quel soulagement pour Daniel et Léontine et nous tous qui avons pris à cœur cette situation !

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Il ne reste maintenant plus qu’à ranger tout le matériel déballé …

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Des nouveaux sanitaires en Guinée

Même si les enfants ont l’habitude de se laver en transportant un seau d’eau sur la tête, il a été prévu dans les nouveaux locaux, un sanitaire pour les garçons, un autre pour les filles. Quand on s’arrête devant les douches actuelles, ce n’est pas du luxe…

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Les sanitaires sont prévus au niveau des deux portes ouvertes en haut au milieu.

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Une tranchée vient d’être creusée pour rejoindre la fosse septique.

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Les enfants tiennent à participer aux travaux ! Ils sont donc sollicités pour quelques tâches : faire des saignées dans le sol pour l’écoulement, tamiser le sable pour le crépis et donner un coup de main pour la peinture !

 

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Avec la faïence posée par les spécialistes, le tout prend forme !

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Reste à attendre les lavabos, bacs à douche et toilettes qui doivent arriver avec le container …

Guinée Conakry mars 2020 / 2

Chapitre 2 : Le personnel encadrant du centre Esaïe 58

Parmi les encadrants se trouvent principalement les enseignants :

Gédéon présent depuis le début, très apprécié des enfants.
Jérémie, l’enseignant du primaire première et deuxième année (juste après la maternelle)
Joseph a des compétences en agronomie et s’occupe des cultures mais aussi de certains dépannages et entretiens au centre. 
Elie prend en charge une classe de 8 à 10 ans. 
Esaïe, coursier mais aussi l’homme à tout faire du centre avec Bintou, sa fiancée.  Il est en charge de tous les trajets en moto pour amener les collégiens et lycéens et les cuisinières pour les courses quotidiennes. 
Paul est ingénieur, il dirige les travaux de construction. Il vient très régulièrement au centre. Il compte s’installer dans le secteur prochainement. 
Elisa ( une maman d’un enfant accueilli)  vient régulièrement étoffer l’équipe de la cuisine déjà composée de Léontine, Mamadama et Nierafoly.
( Notre) Elisa sur place depuis 10 jours vient s’ajouter ! 
Et pour terminer, voici Daniel, le responsable du centre, celui qui veille sur cette belle troupe… 

 

Guinée Conakry mars 2020

Chapitre 1 : La vie quotidienne

Une équipe d’amis vient de quitter la France pour rejoindre le centre Esaïe 58 dans le but d’aider au chantier d’agrandissement. Elisa, qui les accompagne, nous dis quelques mots de la vie quotidienne sur place :

« La vie du centre est répartie entre diverses occupations nécessaires à l’éducation des enfants et à l’accueil en général : l’étude en classe, les tâches domestiques et les travaux agricoles en vue de l’autonomie alimentaire du centre.

Le samedi pas de cours pour les élèves. C’est l’occasion hebdomadaire de procéder à « l’assainissement » du centre (ramassage de tous les déchets et papiers qui traînent)  ainsi que la lessive. Garçons et filles sont mis a contribution.

Les filles se rendent utiles en cuisine…

Et font aussi leur lessive.

Chaque matin dès 7 h les enfants sont debout pour un premier coup de nettoyage. 

Le petit déjeuner est pris sous le préau puis à 8 h pile, le drapeau est hissé au centre de la cour, accompagné de l’hymne guinéen chanté par enfants et enseignants (obligation de l’Etat). L’uniforme aussi est obligatoire. Le centre a commandé les divers uniformes à un tailleur pour que chaque enfant scolarisé ait le sien. 

Les cours ont lieu dans les différentes salles en fonction du niveau, de 8 h à midi 30 puis de 15 h à 17 h 30.

17 kilos de riz sont cuisinés chaque jour par les cuisinières, accompagnés d’une sauce dont les ingrédients sont achetés chaque matin au marché (feuilles de patate douce, de manioc,  piments, poisson fumé…). Léontine et la jeune veuve de 30 ans Mamadama dont les 4 filles sont scolarisées au centre depuis la mort de son mari en septembre s’occupent  de la préparation des repas.  Plusieurs femmes ( souvent une maman d’un enfant accueilli au centre) viennent en visite pour plusieurs jours et qui s’ajoutent pour aider.

La culture du riz demande beaucoup de temps et d’efforts. On n’imagine pas du tout cela. Je n’ai pu participer qu’au séchage du riz donc je ne peux pas dire les efforts demandés pour le repiquage du riz, la plantation et la récolte, le vannage… Une fois que le riz avec son enveloppe est étuvé et laissé à tremper une nuit, il est étalé à la main sur de grandes bâches déployées. Quelques heures après un bain de soleil, on le retourne une fois, puis une deuxième. Une fois sec, il est mis dans de grands sacs et envoyé a Conakry pour être traité dans une machine qui sépare l’enveloppe du grain. Une fois les sacs « propres » récupérés, il faut encore le vanner pour séparer le grain d’une fine poussière et le laver avant la consommation….. C’est de longue haleine, surtout lorsque l’on sait qu’un sac de 50 kilos est terminé en trois jours.

Dans l’équipe cuisine j’ai oublié celle qui est appelée « Nierafoly » titre honorifique qui signifie « la Vieille » qui est au centre depuis quelques mois. Elle n’avait pas de domicile et vivait de la compassion des gens en donnant de l’aide en retour. Le centre lui a proposé le gîte et le couvert. Elle est extrêmement travailleuse et utile au quotidien. C’est elle uniquement qui opère le travail du séchage du riz expliqué ci-dessus. Elle cultive une jolie parcelle de terre dans les bas fonds qui porte beaucoup de fruits et part l’arroser et la désherber tous les jours ou tous les deux jours. Je l’ai accompagnée une fois pour l’aider à arroser avec l’aide d’un fidèle jeune garçon, Sékouba. C’était très physique. Elle pourvoit de temps en temps aux besoins du centre en condiments qu’elle cultive. Léontine et Daniel n’ont plus accepté qu’elle donne tout pour le centre. Cela lui permet d’en vendre régulièrement au marché.

Les plantations sont organisées par buttes de 2m sur 5 environ. Il y en a 16 ou 18 dans sa plantation.

Le centre a pour objectif de subvenir à ses besoins en légumes, c’est en cours avec le travail de l’ingénieur agronome employé : Joseph.

 

Ce qui est cousu chaque jour en Bulgarie :

L’atelier solidaire en Bulgarie, ne fait pas grand bruit, mais produit beaucoup depuis quelques mois. Voici un panel des articles cousus récemment :

Les sacs « Anne »

Trousses et sacs

Les sacs de sport mini

Les chaussons de la naissance à la taille 46, les bavoirs, les kits pour langer bébé, les vide-poches, les anneaux de dentition…
Même des fruits et des légumes crochetés pour la dînette.

Tous ces articles sont en vente à l’atelier Retim à Alès (30100), et sur les stands de diverses assemblées, ainsi que sur des marchés.

La prochaine vente RETIM aura lieu le jeudi 20 février à la mission Timothée à Anduze (30140).

Les étudiants du CEP

Voici les dernières nouvelles des jeunes que Retim soutient au Centre d’accueil à Tananarive.

Sahaza a mis sur pied une petite chorale qui chante en français et en malgache. C’est un très bon musicien. Il s’attelle aussi à la traduction de chants de la mission Timothée en malgache.

Les jeunes du CEP (Centre d’Ecoute et de Partage) se succèdent, les uns partent vers de nouveaux horizons et d’autres arrivent.

Fanilo et Francia se sont mariés tout récemment et sont partis travailler à Antsirabe où ils ont trouvé du travail grâce à une entreprise française dont le patron est chrétien. Ils y rejoignent Merlin et Emilie ainsi que Daniel et Martine avec lesquels une oeuvre missionnaire se met en place.

Adrianh quitte aussi le CEP pour le sud. De son côté, Elisa la couturière a trouvé du travail à 800 km. Elles laissent un vide au niveau des moniteurs d’enfants et d’ados. Espérons que d’autres jeunes prennent la relève.

Tolotra est en stage en hôtellerie, sa présence et son sérieux sont remarqués et appréciés. Le gérant semble disposé à le prendre et le former pour la fin de ses études. Tsilavina est aussi en stage, dans un garage automobile après sa formation théorique il fait face à la réalité du dur métier de mécanicien et de grosse réparation. Il s’applique avec enthousiasme.

Joana, après sa formation biblique, s’occupe de la maison et des jeunes pour des rencontres et des réunions et bientôt du poulailler.

Le jeune Junior se forme à l’informatique et poursuit des études de langue française.

Le CEP reçoit aussi une famille monoparentale avec 5 enfants en bas âge actuellement.

De bonnes machines à coudre ont été mises à disposition par Clotilde, une amie membre du comité du CEP. Cela permet à deux dames vivant non loin de venir coudre sur commande. Tahiana et Patricia, les deux femmes sont en pleine formation de perfectionnement aujourd’hui.

Les Ateliers Bulgares déménagent

L’atelier a été créé en 2011 dans une pièce d’environ 12 m2, pris en étaux entre deux voisins. Il fallait veiller à ne pas utiliser les machines ni trop tôt le matin, ni dans l’après-midi, car entre 2h et 4h il fallait respecter la pause de midi bulgare. Pendant ces années, l’atelier a cependant bien fonctionné et a vu le passage d’une bonne quinzaine de couturières. 
Cependant l’atelier et les dons de couturières grandissant, il devenait nécessaire d’allonger le temps de travail. Or comment embaucher à plein temps, s’il n’y est pas possible d’y coudre? Depuis l’arrivée de Joana parmi nous courant février se posait donc la question du déménagement de l’atelier, que nous avons finalement pu réaliser ce mois de juin. 

Cependant les qualifications et le nombre de couturières grandissant, il devenait nécessaire d’allonger le temps de travail. Or comment embaucher à plein temps, s’il n’ est pas possible d’y coudre? Depuis l’arrivée de Joana parmi nous courant février se posait donc la question du déménagement de l’atelier, que nous avons finalement pu réaliser ce mois de juin.

Il a fallu d’abord isoler le sol du local choisi (qui reste très proche de chez nous). En effet, l’hiver, en position statique pendant plusieurs heures, les pieds des couturières auraient souffert. Nous avons donc mis un isolant mince et un parquet flottant. 
Ensuite il a fallu monter les meubles puis déménager!

Les couturières disposent désormais d’un large poste de travail où nous pouvons nous tenir à 5, d’une vaste surface de découpe qui ne manque pas de ressources puisqu’il y a des tiroirs partout !

L’espace dont nous disposons maintenant nous est très agréable à toutes. 

Nous en profitons pour vous présenter Evgenia, une voisine qui a de vrais talents de couturière et qui aime le travail soigné. Elle est avec nous depuis février également.

Joana a une formation dans la couture et son expérience nous est bien utile, c’est elle qui prend en charge désormais les débutantes qui se présentent à l’atelier et qui coordonne et vérifie l’ensemble du travail qui y est réalisé.

Joana
Les chaussons cousus aux Ateliers Bulgares

Nous avons également aménagé un espace pour pouvoir donner des cours de soutien aux enfants qui le souhaitent. La directrice de l’école privée Team Etud’ est venue prêter main forte aux bénévoles pendant ses vacances.

Marie-Neige

L’école Esaïe 58

L’accueil d’enfants dans le centre en Guinée Conakry a tout de suite soulevé la question de leur scolarisation. Etant situé assez loin de la ville, le plus simple a été de créer une école sur place. Celle-ci accueille non seulement les enfants du centre, mais aussi certains enfants des environs.

L’école a été organisée en deux classes, la première a des enfants de 6 à 13 ans, et regroupe trois niveaux. La seconde, de niveau CM1, a des enfants de 8 à 14 ans. Vous l’avez compris les niveaux sont très disparates, les deux instituteurs Elie et Gédéon doivent donc s’adapter.

Il n’y a pas de classe de niveau collège au centre, les collégiens doivent donc se rendre à Coyah pour continuer leur scolarité. Ils y sont emmenés chaque matin grâce à la moto du Centre !