Couture et Solidarité en Bulgarie: les initiatives de Retim

Mai 2025

Lors de notre passage dans la ville de Montana, au Nord-Ouest de la Bulgarie, nous avons suivi Marie-Neige, Damien, Joël et Lydie-Anne dans leur quotidien pour une petite semaine.

Dans cette région, économiquement faible, les pasteurs sont confrontés à des situations parfois difficiles. C’est ainsi que Retim peut financer des aides pour ceux dont les soins médicaux ne sont pas couverts. En cas de maladie ou de maternité, les travailleurs indépendants (ou les personnes sans emploi) ne bénéficient des prestations en espèces que s’ils ont fait la démarche de s’affilier à l’assurance maladie sur une base volontaire. Ce qui a pour conséquence de rencontrer régulièrement des personnes n’ayant pas cotisé.

Pour sillonner les routes et aller au contact des différents groupes chrétiens, l’association a pu financer un mini bus très apprécié. Il est arrivé en mars sur place.

Nous visitons évidemment l’atelier de couture ou sont employées entre 3 et 6 couturières entre celles qui viennent sur place et celles qui travaillent depuis leur domicile.

L’atelier a été rénové il y a quelques mois, il est bien agréable et ensoleillé. Les couturières nous présentent leur travail.

Nina, qui travaillait auparavant dans une grande firme de couture, apprécie le petit atelier, son matériel de qualité et le bon éclairage, tant naturel qu’électrique. Les couturières apprécient aussi la localisation de leur lieu de travail, en plein cœur de la ville, très proche des zones d’habitation. Elles peuvent prendre leur repas dans un petit restaurant pour travailleur à proximité et l’entente entre collègues semble très bonne. Le niveau de couture exigé est variable selon les articles à produire et Marie-Neige répartit le travail selon les aptitudes de chacune. Elle traduit les tutoriels venus de France et forme les couturières sur les nouveaux produits. C’est elle aussi qui prend soin de former les nouveaux venus.

Voici donc les coulisses des objets cousus en Bulgarie que vous retrouvez sur le site www.retim.fr et sur tous les stands proposés par les bénévoles de l’association que nous remercions à cette occasion pour leur implication dans la vente de tous ces articles.

Marie-Neige, Céline et Priscille

Accueil de réfugiés Ukrainiens en Bulgarie

Slivovic, mars 2022

La guerre en Ukraine a comme répercussion d’amener aussi jusqu’en Bulgarie des réfugiés. Nous sommes à 1000 km de Kiev, mais à certains endroits l’Ukraine n’est qu’à 200 km. Pour l’heure, une famille nous a été confiée par un ami pasteur de Joël. Cette famille vient de Bessarabie. La Bessarabie est située sur le territoire Moldave et sur la région côtière à l’ouest d’Odessa. Il y a plus d’un siècle la région,  dépeuplée,  a accueilli autour de 70 familles de pionniers Bulgares.  Ainsi nous nous comprenons avec cette famille. Leur bulgare a bien pris quelques teintes russes et ukrainiennes, mais reste bien compréhensible.

Nos locaux à Slivovic sont justement vides depuis quelques mois et nous sommes heureux qu’ils puissent être à leur disposition. Privilège rare, la famille est venue au complet. Le mari travaillait en Finlande quand la guerre a été déclarée. Sa femme et ses 3 enfants âgés de 14, 8 et 3 ans ont tout quitté,  le jour même, pour se  retrouver en Roumanie. Leur périple a duré une semaine jusqu’à leur accueil  dans la campagne de Slivovic. La famille y dispose de tout le confort d’une maison bien rénovée. Cuisine avec tous les ustensiles, salle à manger, 2 chambre avec couchage, douche et WC.

Le mari est travailleur et ne supporte pas de rester sans rien faire. Ouvrier dans le bâtiment, il sait tout faire et demande avec insistance à travailler. Or nous avions laisser en suspens la rénovation d’une petite maison en contrebas de la mission. Elle disposait d’une pièce et d’une petite salle de bain, ainsi que d’un toit rénové. Ce qui n’avait pas été une sinécure à l’époque.

Alors on y a coulé une dalle dans la seconde pièce. Il sait aussi poser les systèmes de chauffage, et des amis de l’église nous ont justement donné une chaudière, une pompe et deux radiateurs. Il n’y a donc plus qu’à monter l’installatrice à l’arrière en fermant une sous-pente qui avait été faite précédemment. Il y a de l’électricité et des travaux d’intérieur. Notre ami veut aussi refaire le crépi extérieur…

On pense surtout qu’une fois aménagée cette maisonnette pourrait ainsi recevoir une autre famille de réfugiés ukrainiens, si le besoin se présente ce qui risque hélas d’arriver.

Dans la région on croise désormais parfois des voitures avec des plaques ukrainiennes. L’état bulgare a mis en place un site internet pour recueillir les propositions de logement que les bulgares veulent bien mettre à disposition afin de les faire coïncider avec les besoins de la population de réfugiés. 

Damien et Marie-Neige