Guinée Conakry, centre Esaïe 58 : décembre 2020

Que deviennent les collégiens?

Vous vous souvenez sans doute les mines radieuses des élèves admis au collège dans notre dernier article datant de septembre dernier. Notre désir de les voir continuer l’école, nous a fait rêver d’ouvrir une classe de 6ème au centre Esaïe 58; mais il a fallu se rendre à l’évidence, il était plus sage et plus simple d’acheter un mini-bus pour les y emmener.

Nos collégiens sont ainsi conduits jusqu’à la ville de Coyah chaque jour

Construction d’un mur autour du centre

Ce chantier est de grande envergure : le mur mesurera pas loin d’un kilomètre de circonférence, mais il est devenu nécessaire à cause de l’insécurité. En effet, la brousse déserte où s’est installé le premier bâtiment du centre, a bien changé. Très vite après l’installation du centre, d’autres habitations ont été construites dans les environs. La zone a si bien prospéré qu’elle est en voie de raccordement au réseau national d’électricité. Malheureusement, il y a aussi des cambriolages et l’instabilité politique récente a créé de l’agitation dans les environs. Nous sommes donc heureux de pouvoir permettre au centre de se doter d’une clôture et protéger petits et grands.

Pour construire le mur, il faut des briques et pour fabriquer des briques, il faut de la terre…
Une des deux machines à brique envoyées par le container en février dernier : elles tournent à plein régime !

Un spécialiste de la fabrication des briques apporte son aide et forme certains jeunes du centre. Les deux machines sont fortement mises à contribution et des pannes surviennent, le spécialiste doit souvent régler ou réparer. Le travail ne se fait pas sans peine. Beaucoup de briques ont déjà été façonnées et sèchent en ce moment, mais le chantier dans son ensemble prendra beaucoup de temps.

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Infos pratiques

L’atelier Retim à Alès

Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 12h et de 14h30 à 18h. Pour le mois de décembre : le samedi de 10h à 12h et de 14h30 à 18h

Attenante à la librairie Jean Calvin, 9 quai Boissier de Sauvages, Alès (30)

atelier.retim@gmail.com

Local Retim à Anduze

 local de stockage et retrait de colis des commandes sur retim.fr , lire les horaires sur …

Agenda

Les 12 et 13 décembre 2020

Vente éphémère devant les locaux de la librairie Jean Calvin à Cholet, 49 rue Porte Baron – 49300 CHOLET

Madagascar : Aide aux soins

Dans un centre d’accueil situé au sud d’Antsirabe au sein d’un quartier pauvre, Retim a pu récemment contribuer à l’aménagement d’une petite infirmerie. Depuis de nombreuses années, ce centre accueille des missionnaires de passage, ou des groupes chrétiens pour des séminaires ou camps de jeunes. Une petite ferme contribue aussi sur place aux besoins alimentaires des résidents.

Tout en remplissant sa vocation d’accueil le centre permet à de nombreuses personnes d’avoir un emploi.

C’est donc là qu’une infirmerie a été construite. Elle permettra d’apporter les premiers soins aux travailleurs du centre. Mais des personnes du voisinage viennent quotidiennement demander de l’aide au portail. L’infirmerie permet d’évaluer la gravité des situations, qu’elles soient médicales ou sociales, et opter pour diverses solutions telles que l’administration de soins sur place, l’achat de médicaments, le financement d’hospitalisations, une aide alimentaire, voire une aide à la scolarisation.

Retim a contribué à l’aménagement du local, ainsi qu’à l’achat de matériel médical de base (thermomètre, balance, tensiomètre) et d’un stock de médicaments.

L’infirmière et son mari qui vivent sur place avec leur famille depuis mars dernier nous partagent :

« À peine terminée, la petite infirmerie a reçu un premier patient : un bébé de 3 mois, immédiatement envoyé aux urgences. Il est sauvé, sa jeune mère de 16 ans est venue nous remercier.

Nous sommes confrontés à de nombreuses demandes d’aide. Que faire ? On ne peut pas aider tout le monde, mais nous ne pouvons pas fermer notre cœur. Nous avons besoin de sagesse, et que le Seigneur nous envoie les bonnes personnes, selon ses œuvres préparées d’avance. « 

Guinée Conakry, Centre Esaïe 58 : septembre 2020

Malgré l’épidémie de Covid et le confinement, plusieurs élèves ont pu malgré tout se présenter à l’examen du brevet ( fin de primaire). Ils ont tous réussi !

La question se pose désormais de savoir comment ces 10 élèves poursuivront leur scolarité car ils sont censés rentrer au collège. Les amener en ville est très contraignant et impossible pour le moment faute de moyens de locomotion. Vu que le problème se présentera chaque année avec de nouveaux élèves, il est logique d’ouvrir une section collège au centre Esaïe 58. Reste à trouver de nouveaux enseignants… plusieurs pistes sont en cours.

Pendant ce temps, les travaux des champs continuent. Dernièrement c’était le repiquage du riz, travail long et fastidieux mais exécuté avec entrain par tout le monde.

Le résultat vaut la peine !

Suite à l’effondrement du préau du à de fortes pluies et une charpente fragilisée, la décision a été prise de refaire la structure avec des piliers béton et charpente métallique. On perd en charme mais au moins, les enfants seront en sécurité.

Le nouveau préau pourra à nouveau accueillir les enfants pour les repas et les veillées du soir.

Le temps de confinement en Guinée aura été bien long : en effet le premier culte post confinement a eu lieu ce dimanche 6 septembre.

Nous vous remercions pour votre soutien régulier malgré la situation si perturbée de ces derniers mois, il se trouve d’autant plus précieux !

L’équipe Retim

3. le confinement à Conakry

 

Au centre Esaïe 58,  le confinement n’a pas été simple à mettre en place. Dans un premier temps, les écoliers venant des villages alentours ne sont plus venus à l’école. Depuis, les écoles ont été fermées et le centre a donc été obligé d’arrêter les cours. Les instituteurs sont partis dans leur famille et sont pour le moment dans l’impossibilité de revenir. Certains d’entre eux n’ont même pas accès aux informations là où ils sont … Daniel les appelle régulièrement pour leur donner des nouvelles du centre et du pays.

Au centre, les contacts avec l’extérieur sont limités au maximum. Toute personne arrivant sur le centre doit d’abord se laver les mains :

Léontine veille au respect des règles sanitaires. Elle en profite aussi pour installer une pièce de consultation et commencer à utiliser son matériel de dentiste arrivé par le container.

Léontine

La difficulté est d’occuper les enfants qui restent toute la journée ! Exceptionnellement, la TV a fait son entrée au centre … Mais ils ne perdent rien pour attendre …

Depuis quelques jours les travaux des bas fonds ont commencé pour pouvoir planter le riz. Il a fallu dresser des digues autour des 3 hectares qui appartiennent désormais au centre ! D’après le témoignage de Claude qui est sur place, c’est un travail titanesque dans des conditions de chaleur difficiles à supporter. Mais le résultat est magnifique.

 

ça change de l’école mais les jeunes vont bien dormir le soir !

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2. Le confinement à Slivovic ( Bulgarie)

En Bulgarie, le confinement est assez strict.  L’armée est déployée autour des grandes villes pour surveiller les entrées et sorties. Damien et Joël ont malgré tout obtenu une dérogation pour pouvoir aller à Slivovic comme d’habitude en début de semaine lundi et mardi. Heureusement car les lieux se sont remplis de nouveau ces derniers temps. 4 jeunes hommes y sont accueillis :

Ils montrent leur reconnaissance en cherchant à embellir la propriété. Les voisins font appel à eux pour retourner leur jardin…

Les résidents ont de quoi s’occuper sur place entre quelques travaux et le potager.

Sont plantés pour le moment pommes de terre et oignons.